In the End

In the End
Car quoi qu'il puisse arriver, qui que Nous soyons,
il n'est personne qui sache qui est ce Nous qui transcende l'espace et le temps.

Après tout, Notre réelle pensée n'est celle de personne.
Nous ne sommes personne.

Et vous n'êtes qu'un rien que Nous écrasons de notre magnificence.


# Posté le jeudi 03 septembre 2009 17:12

Modifié le mardi 22 septembre 2009 16:20

D'espairsRay

D'espairsRay
Magic.
My first time with them. Not the last one.
First time I cried that much at such a time.

I'll never forget and be looking forward the next live tour.

Thank you all.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 13:36

You're so Perfect when you Lie

Dress like we do, Speak like we do, Think like we do.

Obey...

You're my favorite prey, 'Cause I hurt the ones I love.
You're so lovely when you cry.

You're so perfect when you lie.

Can't you see?
I'm invisible...

Can you see me now?

Now do you see?










Extract from Invisible - OTEP

# Posté le lundi 03 novembre 2008 15:18

Modifié le mardi 22 septembre 2009 16:28

Something in Mind

Il y a quelques instants à peine, j'ouvrai cette fenêtre. Il n'y avait plus soudain qu'un néant, vague souvenir d'une chose désirée et à obtenir ou à faire. L'esprit humain est sans cesse pris dans des perturbations diverses et variées, contre lesquelles il ne peut absolument rien faire. Il est impuissant, tout comme l'Homme face à Dame Nature. L'Oubli le guette, cruel destin en soi, se dit-il. Et pourtant, n'y aurait-il, au final, rien de plus relaxant que de n'avoir à se souvenir de quoi que ce soit? Tout oublier, les beautés comme les horreurs, la jeunesse comme la vieillesse. Car l'esprit se soucie de bien peu. Une image, un son, une idée. L'idée d'esthétique se retrouve enfin au carrefour de tous ces détails pour les assembler.
Et pourtant, qu'arrive-t-il? L'être humain est dépassé par sa propre image. Il ne vit pas : il se voit. C'est une nuance qu'il n'estime pas suffisamment idéale pour la reconnaître. Alors il part à la recherche de cette idée d'esthétique, pour la rejeter sur tout su
pport le lui permettant. Objets, art en tout genre.

Corps.


L'Homme prend son propre corps. L'utilise. Le dématérialise. L'idéalise. Il n'est qu'un objet entre ses propres doigts. Il va au gré de ses désirs, de ses angoisses. Il se détruira de son propre chef.

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 12:47

Modifié le mardi 22 septembre 2009 16:30

Forest Fruits

Forest Fruits
Des fruits rouges. Une forte odeur de fruits rouges, qui prend le nez, la gorge, la tête, qui semble embaumer l'entourage entier. Ca irradie de partout. Tout est rouge de fruits. A chaque fois, je cherche. Cette odeur est terriblement familière, emplie de souvenirs. Et pourtant, je les ai oubliés, ces souvenirs-là. Ces images, ces bruits. Seule l'odeur qui leur est consacrée reste et persiste. Les sentiments, impressions diverses, de l'époque refont surface. Mais vides, apportant leur lot de frustration intense. Et je cherche, je cherche. Et je ne comprends pas. De quand datent ces souvenirs? A quoi sont-ils tellement liés? Une vague de nostalgie m'envahit à chaque fois. Et pourtant ce n'est qu'un bête thé qui fume, là, sous mon nez. Les senteurs s'élèvent, légères et pourtant affreusement entêtantes.

J'ai une vague sensation de déjà vu. Des souvenirs variés, liés à tout sauf à cette odeur alors que je fouille ma mémoire. Elle est là, dans ce canapé, ce bol de thé entre ses petites mains. Non, ce n'est pas ca. Ce n'est pas elle l'objet de la recherche, je le sais pertinemment. Il y a autre chose. Lui? Non, je ne pense pas. Et pourtant, là, il ne me vient pas l'idée que c'est impossible. Tout a un lien, même quelconque, avec lui tôt ou tard. Une image d'été, un sentiment de chaleur. Il fait horriblement beau, tout brille. On songe que cette odeur de fruits rouges n'est pas éternelle. Elle se vide, se vide. On n'y fait pas attention. Elle va disparaître dès que son origine ne sera plus.

______________Une crème? Un bonbon?

Il était là, il était là. Toutes ces années il était là, souriant, ses grands yeux d'enfant fixant avec amusement. Il avait toujours été là, observant comme une hyène observerait sa proie nageant dans l'aube de son propre trépas. Se délectant du moindre mouvement de fuite des réalités, attendant le moment opportun pour blesser au plus profond.


L'odeur se répand de plus en plus. Les souvenirs sont toujours là, inexistants et cruellement présents à la fois.

J'ignore toujours ce qui hante mes images passées.

# Posté le vendredi 24 octobre 2008 13:42

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 12:56